De nombreux constats et questions en suspend
ont alimentés puis étayés les prises de position
du Collectif dans les divers domaines impliqués.



A) En termes de mise en danger du capital eau

  • Nous sommes en tête de réseau de besoin en eau. Celui-ci représente 80% d’eau potable du secteur.

    Le sous-sol renferme un ensemble géologique complexe avec des nappes phréatiques et des failles permettant une circulation des eaux souterraines.

  • Ce projet entraînerait :

    Qui peut nous garantir que rien d’irréversible ne nous arrivera dans les 30 ans à venir ? Surtout dans le contexte :

    a) d’une étude hydrologique qui

    b) d’une source du Sarthon disparue !

  • N’est-ce pas déjà une alerte ? Lors de l’enquête de 1996, nous avons eu des garanties pour les 30 ans qui suivaient. Au bout de 7 ans, le Sarthon ne coule plus ! IMPREVU ? Ce fait est passé complètement inaperçu et n’a été signalé à aucune administration. N’a-t-on pas déjà atteint un seuil d’irréversibilité ?
  • L’autorisation de surcreusement serait la porte ouverte à une activité à hauts risques.

    Ce que nous refusons, car cela se ferait au détriment de l’avenir de l’eau.

  • Avec le tarissement de la source du Sarthon ne sommes-nous pas déjà en droit d’exiger que la zone de travail ne soit pas en dessous du niveau de la nappe phréatique ?




  • B) En termes de pollution

    1) Risques de pollution de l’eau

    Ils seraient accrus par différents facteurs :

  • Les mesures préventives consistent en la mise en place de bassins étanches. Mais comment sera vérifiée cette étanchéité des bassins ? Qui s’occupera de l’entretien régulier (curage) de ceux-ci ? Pas de nouveaux emplois, donc surcharge de travail ?

    En cas de conditions extrêmes, quelles seraient les mesures de sécurité de réserve?

    Notons aussi au passage que les normes de rejets des matières en suspension (MES) rejetées dans le cours d'eau ne devaient pas dépasser les 39 mg/l selon l'arrêté préfectoral de 1996.
    Or aujourd'hui, nous évoluons entre
    85 à 139 mg/l !
    Cela signifie que les normes de l'ancien arrêté préfectoral ne sont déjà pas respectées.
    Comment les contrôles ont-ils été effectués?


  • 2) Risques de pollution de l’air

    Il n’existe pas d’étude approfondie sur les rejets de gaz qui sortiraient de la cheminée de 13 m de haut de la centrale d’enrobés à chaud (Benzène? Hydrocarbures Aromatisés Polycycliques ? = Attention danger pour la santé). Le savoir après serait le savoir trop tard !

     

    C) En termes de nuisances

    1) Le trafic routier

    Le dossier donne des chiffres qui parlent d’eux-mêmes :

  • 115 poids lourds pour la carrière

    40 camions pour l’usine d’enrobage

    0 camion pour les déchets

    Au total 155 poids lourds par jour !

  •  

    Cette augmentation de trafic entraîne une série de questions :

    Ces interrogations ne sont pas abordées de manière convaincante dans le dossier.

     

    2) Le bruit

    L’étude réalisée est succincte, incomplète et lacunaire. Elle n’est pas recevable, elle ne sert qu’à occulter les réalités quotidiennes.

     

    3) La poussière

    L’étude réalisée est succincte, incomplète et lacunaire. Elle n’est pas recevable, elle ne sert qu’à occulter les réalités quotidiennes.

    4) Les vibrations

    L’étude réalisée est succincte, incomplète et lacunaire. Elle n’est pas recevable, elle ne sert qu’à occulter les réalités quotidiennes.

    5) Les odeurs

     

     

    D) En termes d’impact sur le paysage

  • Au final nous aurions toujours un site dangereux : lac artificiel (60 m de profondeur) avec des falaises de 55 m et toute la série de mesure pour en empêcher l’accès (clôtures qui demeureront, moult panneaux " Danger ", " Défense d’entrer ").
    Sans oublier la monstrueuse
    montagne de déchets inertes:
    35 mètres de haut sur 5,5 hectares, l'équivalent d'un immeuble de 15 étages qui surplomberait le paysage!

    Nous ne pouvons nous satisfaire de cette perspective.
  •  

     

    E) En termes de gestion des déchets inertes

    1) La décharge

    Le projet proposerait la mise en place d’une décharge de déchets inertes :

  • Superficie prévue : 5 hectares ½ - Hauteur prévue : plus de 35 m.
  • Etant donné le volume prévu de la plateforme de déchets inertes, une étude d’impact approfondie et impartiale s’avère absolument nécessaire.

    Un guide technique relatif aux installations de stockage de déchets inertes a été édité en avril 2001, par le ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement. En référence à ce document, nous nous permettons de soulever les questions suivantes :

    De quelles exigences a-t-il été tenu compte ?

  • " Le site n’est pas propice à ce genre d’installation " Que fait-on de ce conseil défavorable de la préfecture donné en 2002 ?
  •  

    Un état initial doit être établi avant le début de l’exploitation et permettre ainsi l’impact de la décharge sur ces eaux. L’étude qui est proposée dans le dossier n’est que partielle et se trouve englobée dans l’étude de la carrière en général. Elle ne prend pas en compte la superficie des rampants des couches créées et l’incidence de la pente. Puisque nous sommes dans le cas de présence d’eaux souterraines, un nombre et une localisation de piézomètres de surveillance doivent être définis sur la base d’une étude hydrogéologique.

  • Rien de cela n’est précisé dans le dossier.
  • 2) Admission des déchets.

    Pour quelles raisons n’est il pas fait état de ce contrôle pour ces déchets ?

    Dans la mesure où il n’existe pas de plan départemental de gestion des déchets, nous n’avons aucune garantie sur la nature des déchets qui pourront se présenter aux portes de ce centre. En France, et ailleurs, une quantité importante de déchets dont on ne sait que faire attend l’opportunité de tels sites.

  • La procédure de contrôle parait très légère et totalement inadaptée à la gestion de dérives !
  • Quelles garanties de l’efficacité des contrôles ? Quel suivi des registres et des différents relevés ?
  • Aucune précision dans le dossier. Cette surcharge de travail se fera donc au détriment d’une vigilance continue.

    Par conséquent, la notion de refus de déchets est considérablement diminuée par ces enjeux de rentabilité. D’autant plus que le dossier intègre l’idée de marges d’erreurs (non quantifiées) avec des bennes pour les débris non autorisés.

  • Remise en question de la notion de commission municipale. En effet, celle-ci n’est-elle pas dépassée dans le contexte de communauté de communes?

    Des contrôles inopinés s’avèrent nécessaires. Le dossier n’en parle pas.

    Quelle compétence de verbalisation ?

  • Nous refusons l’installation d’une décharge sur ce site et pour toute éventuelle décharge nous préconisons un contrôle réalisé par une société spécialisée, indépendante, sous la responsabilité d’une collectivité territoriale. Et ce, dans le cadre d’un plan de gestion départementale élaboré par les administrations compétentes et des élus.






    Ayons une réelle politique de gestion de déchets